Témoignage

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Pourquoi les restaurants fleurissent en ville ?

Les enseignes de restauration fleurissent en ville où des investisseurs n’hésitent plus à mettre beaucoup d’argent sur la table. Simple épiphénomène ou signe d’une tendance durable?

Subway, Châtellerault Coupole, Caribou Café, pour les derniers projets en date. Les enseignes de restauration fleurissent ou valsent, c’est au choix, à Châtellerault.

La ville n’a peut-être jamais été autant pourvue en établissements en tous genres qu’il s’agisse de la restauration classique ou de la bouffe rapide (voir ci-dessous). Au point qu’on se demande comment tout ce petit monde peut vivre.
Ce qui frappe, c’est que la ville ou plus précisément les investisseurs osent aujourd’hui des projets à plusieurs centaines de milliers d’euros. Preuve que Châtellerault attire de nouveau? Certainement.

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« Ce n’est pas normal que les gens aillent à Poitiers ou à Tours pour casser la graine, clame Dominique Dupain de la direction du commerce à la CCI. Beaucoup de gens par ailleurs ne fréquentent pas Châtellerault car la restauration classique ne leur convient pas. L’idée, c’est de pouvoir faire revenir ces gens en centre-ville. »
Pour le représentant de la chambre de commerce, le phénomène marque une tendance un peu neuve même s’il reste prudent: « Ils tapent tous dans un secteur d’activité compliqué, celui de la restauration. C’est vrai qu’il y a des niches. Le Caribou, par exemple, il apporte quelque chose de nouveau. Je connais bien le gars, je suis sûr qu’il va y arriver. »
Le gars en question, c’est le Poitevin Fabrice Compagnon. Ce grand costaud va installer à Châtellerault, après Poitiers (en 2000), son deuxième « Caribou », dont l’ouverture est prévue en juillet. Ce sera sur le site Alaman, juste à côté du Loft Cinémas. Lui a été convaincu par le site et par la ville. « Il y a l’action de la mairie et l’accueil des gens qui comptent, assure l’intéressé. Et puis, quand on arrive en centre-ville, c’est plutôt joli, Ça crée une ambiance et la confiance des investisseurs. Moi, je suis enthousiaste! »
Fabrice Compagnon ne se plaint pas de la multiplication des projets, loin de là: « Il y a vraiment une émulation qui est en train de se créer. C’est bien qu’on soit nombreux. On est loin d’avoir comblé l’offre localement. »

Se partager le gâteau

Abdelhadi Bakri est aussi d’accord sur ce point. Le patron de Châtellerault Coupole sait qu’il a frappé un grand coup avec l’ouverture de la nouvelle brasserie chic du centre-ville.
« On est pratiquement complet midi et soir. On est très très content des retours qu’on a », savoure-t-il. Mais le plus dur reste à venir: durer. Même s’il est convaincu du potentiel localement. « Rappelez-vous quand il n’y avait que des brasseries sur le boulevard Blossac! Il y a une offre nouvelle à Châtellerault. Nous sommes tous différents les uns et des autres. Inévitablement, l’offre crée la demande. ».
Mais jusqu’à quel point? Il faudra forcément se partager le gâteau.

Les restaurateurs interrogés ont refusé de divulguer le montant de leur investissement.

Franck Bastard
source: http://www.centre-presse.fr/article-384606
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